{"id":649,"date":"2013-08-24T12:38:06","date_gmt":"2013-08-24T10:38:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/?p=649"},"modified":"2013-09-28T20:25:44","modified_gmt":"2013-09-28T18:25:44","slug":"vade-mecum-de-democratie-libertaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/?p=649","title":{"rendered":"Vade Mecum de d\u00e9mocratie libertaire"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\">On entend parler aujourd\u2019hui bien souvent de crise de la d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative et \u00e0 l\u2019inverse d\u2019un tournant d\u00e9lib\u00e9ratif, voire participatif de la d\u00e9mocratie. Sur le strict plan militant, nombre de collectifs ou d\u2019associations sont int\u00e9ress\u00e9s par des formes d\u2019organisation et de prise de d\u00e9cision plus participatives et d\u00e9mocratiques.<br \/>\nOr, en quoi les r\u00e9flexions des auteurs de la tradition libertaire et les pratiques de ses militants peuvent-elles nous aider \u00e0 am\u00e9liorer la d\u00e9mocratie de nos collectifs militants et m\u00eame \u00e0 repenser la d\u00e9mocratie en g\u00e9n\u00e9ral ?<br \/>\nOn peut en effet penser que ce n\u2019est pas un hasard si les critiques les plus radicales contre la d\u00e9mocratie depuis l\u2019Antiquit\u00e9 l\u2019ont accus\u00e9e de tendre vers l\u2019anarchie c\u2019est-\u00e0-dire vers le d\u00e9sordre. A l\u2019inverse, Elis\u00e9e Reclus affirmait que \u201cl\u2019anarchie est la plus haute expression de l\u2019ordre\u201d. Loin des caricatures qui entourent ce mouvement, il est possible au contraire que les exp\u00e9rimentations men\u00e9es par les militants anarchistes autour d\u2019un refus du \u201cprincipe de commandement\u201d (an-arch\u00e8, \u00a0absence de commandement), c\u2019est-\u00e0-dire contre les organisations hi\u00e9rarchis\u00e9es, puissent constituer des pistes utiles de r\u00e9flexion sur la participation d\u00e9mocratique.<\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6><strong>R\u00e9flexions libertaires sur la d\u00e9mocratie en g\u00e9n\u00e9ral :<\/strong><\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les penseurs de la tradition libertaire, Proudhon notamment, ont mis en avant plusieurs points qui peuvent nous aider \u00e0 mieux penser les conditions de la d\u00e9mocratie aujourd\u2019hui. La critique du principe de commandement induit une r\u00e9flexion sur des rapports plus \u00e9galitaires : au sein de la cit\u00e9, des lieux de travail, de la famille ou avec les autres esp\u00e8ces vivantes et de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale entre les individus. En effet, refuser que certains commandent tandis que d\u2019autres ob\u00e9issent, c\u2019est tendre \u00e0 mettre en place des relations \u00e9galitaires ou du moins diff\u00e9rentes lorsqu\u2019il s\u2019agit par exemple du rapport aux enfants ou sur un autre plan des autres \u00eatres vivants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une d\u00e9mocratie r\u00e9elle suppose ainsi l\u2019articulation entre trois dimensions : la participation populaire directe aux d\u00e9cisions politiques, le respect des libert\u00e9s individuelles et des droits des minorit\u00e9s et enfin des conditions \u00e9conomiques et sociales.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<ul>\n<li><em><strong>L\u2019action directe et la critique de la repr\u00e9sentation :<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; La notion de d\u00e9mocratie vient du grec, \u201cpouvoir du peuple\u201d. Pour les libertaires, cela signifie une participation directe du peuple aux prises de d\u00e9cision. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance chez les libertaires de la notion d\u2019action directe. Cette derni\u00e8re notion signifie que les individus agissent par eux-m\u00eames sans d\u00e9l\u00e9guer leur \u00e9mancipation \u00e0 des repr\u00e9sentants.<br \/>\nMais cette conception fortement participationniste de la d\u00e9mocratie est-elle possible ? Elle suppose certes une r\u00e9duction du temps travail pour les penseurs libertaires syndicalistes d\u2019action directe. N\u00e9anmoins, les libertaires syndicalistes d\u2019action directe ne se font gu\u00e8re d\u2019illusion sur le fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une d\u00e9mocratie des minorit\u00e9s agissantes face aux majorit\u00e9s passives. L\u2019id\u00e9al n\u2019est donc pas que tous participent dans les faits, mais que nul ne soit emp\u00each\u00e9 de participer et que la participation de tous soit favoris\u00e9e. D\u2019o\u00f9 par exemple l\u2019importance d\u2019essayer de permettre aux femmes d\u2019acc\u00e9der plus facilement \u00e0 l\u2019espace public.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Cela implique donc une critique du mandat repr\u00e9sentatif et de la d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative. En effet, le repr\u00e9sentant n\u2019y est pas tenu d\u2019appliquer le programme pour lequel il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu. Ses \u00e9lecteurs ne poss\u00e8dent que peu de moyens de contr\u00f4le sur ses d\u00e9cisions. Les libertaires se sont fait le plus souvent les d\u00e9fenseurs du mandat imp\u00e9ratif, dans lequel le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 doit obligatoirement suivre les d\u00e9cisions des ses \u00e9lecteurs. N\u00e9anmoins, ce syst\u00e8me ne risque-t-il pas de conduire \u00e0 enfermer chaque d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 dans les int\u00e9r\u00eats particuliers de ses mandants sans pouvoir acc\u00e9der \u00e0 un int\u00e9r\u00eat plus g\u00e9n\u00e9ral ? Nous verrons dans une seconde partie les pratiques que les libertaires ont tent\u00e9 de mettre en place pour \u00e9chapper \u00e0 cette limite. Ainsi, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pense souvent, les libertaires ne refusent pas toute d\u00e9l\u00e9gation de pouvoir, mais simplement le principe de la repr\u00e9sentation.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>Le f\u00e9d\u00e9ralisme et le mutualisme :\u00a0<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; La critique de la repr\u00e9sentation conduit \u00e0 la critique de l\u2019Etat. Ce dernier est d\u00e9fini comme une forme d\u2019institution politique hi\u00e9rarchis\u00e9e et centralis\u00e9e. Mais cette critique de l\u2019Etat n\u2019a pas pour cons\u00e9quence la destruction de toute forme d\u2019organisation politique. A l\u2019Etat, les libertaires opposent le f\u00e9d\u00e9ralisme, tel que l\u2019a th\u00e9oris\u00e9 Proudhon dans Du principe f\u00e9d\u00e9ratif. Dans cette conception, le groupement de base garde toujours plus de pouvoir que l&rsquo;\u00e9chelon sup\u00e9rieur jusqu\u2019\u00e0 poss\u00e9der le droit, s\u2019il le d\u00e9sire, de faire s\u00e9cession de la f\u00e9d\u00e9ration. Le f\u00e9d\u00e9ralisme proudhonien est cens\u00e9 tenter d\u2019\u00e9quilibrer l\u2019autonomie et la diversit\u00e9 des cultures locales d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et de l\u2019autre la solidarit\u00e9 \u00e9conomique entre r\u00e9gions et un d\u00e9passement de l\u2019enfermement dans les particularismes locaux.<br \/>\n&#8211; Ce qui distingue le f\u00e9d\u00e9ralisme proudhonien des versions du f\u00e9d\u00e9ralisme lib\u00e9ral, c\u2019est que l\u2019autonomie de prise de d\u00e9cision des r\u00e9gions, contenue dans le f\u00e9d\u00e9ralisme, est contre-balanc\u00e9e par des formes de solidarit\u00e9 \u00e9conomique multiples que Proudhon appelle mutualisme. Il s\u2019agit de pratiques d\u2019\u00e9conomie sociale et solidaire.<br \/>\n&#8211; La d\u00e9mocratie, telle que la th\u00e9orise Proudhon dans De la capacit\u00e9 des classes ouvri\u00e8res, ne suppose donc pas seulement une forme d\u2019organisation politique qui remet en cause le syst\u00e8me repr\u00e9sentatif et l\u2019Etat, mais \u00e9galement une forme d\u2019organisation \u00e9conomique socialiste. Penser la d\u00e9mocratisation des institutions sans ce pendant, c\u2019est risque de sombrer dans le lib\u00e9ralisme \u00e9conomique. De fait, il ne s\u2019agit pas seulement de penser la d\u00e9mocratie des institutions politiques, mais \u00e9galement au sein de l\u2019appareil de production \u00e9conomique.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>&#8211; Majorit\u00e9 et minorit\u00e9s :<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; La d\u00e9mocratie libertaire se diff\u00e9rencie des autres formes de d\u00e9mocratie directe dans la mesure o\u00f9 elle essaie de d\u00e9passer le risque de tyrannie des minorit\u00e9s par la majorit\u00e9. N\u00e9anmoins, il ne s\u2019agit pas non plus de se limiter au principe du consensus qui, \u00e0 l\u2019inverse, peut permettre \u00e0 un seul individu de bloquer l\u2019ensemble d\u2019un collectif.<br \/>\nProudhon pr\u00e9conise ainsi de proc\u00e9der \u00e0 un premier vote \u00e0 titre informatif, puis de tenter d\u2019\u00e9tablir une motion qui soit la synth\u00e8se des points de vue et de faire voter sur celle-ci.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>Individu, d\u00e9mocratie et socialisme :<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Contrairement aux lib\u00e9raux, les libertaires n\u2019opposent pas l\u2019individu et la soci\u00e9t\u00e9, mais voient au contraire dans les relations que l\u2019individu cr\u00e9e avec autrui la condition de possibilit\u00e9 d\u2019une augmentation de sa libert\u00e9. Ainsi Proudhon \u00e9crit-il que \u201cl\u2019homme le plus libre est celui qui a le plus de relations avec ses semblables\u201d.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>D\u00e9lib\u00e9ration et conflit :<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">La conception libertaire de la d\u00e9mocratie repose sur la d\u00e9lib\u00e9ration collective. Proudhon appelle \u201cRaison publique\u201d ce d\u00e9bat collectif qui am\u00e8ne les positions individuelles absolues \u00e0 se confronter les unes aux autres.<br \/>\nCependant, cette th\u00e8se selon laquelle la d\u00e9mocratie repose sur des proc\u00e9dures de d\u00e9lib\u00e9ration argumentative, n\u2019est pas d\u00e9tach\u00e9e d\u2019une r\u00e9flexion sur les in\u00e9galit\u00e9s pr\u00e9sentes au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 divis\u00e9e en classes sociales. De fait, Proudhon appelle la classe ouvri\u00e8re \u00e0 ne pas participer au jeu de la d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative et \u00e0 construire ses propres lieux de d\u00e9lib\u00e9ration, reposant en particulier sur la constitution d\u2019exp\u00e9rimentations mutualistes.<br \/>\nPar cons\u00e9quent, s\u2019il peut y avoir d\u00e9lib\u00e9ration, celle-ci ne peut avoir lieu qu\u2019entre opprim\u00e9s et non dans des ar\u00e8nes regroupant les domin\u00e9s et les dominants.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>La d\u00e9mocratie comme processus :<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9mocratie libertaire n\u2019est pas un \u00e9tat de fait que l\u2019on pourrait atteindre une fois pour toutes. La sensibilit\u00e9 libertaire est ainsi une attention constante \u00e0 \u00e9viter que de trop grands rapports de pouvoir informels in\u00e9galitaires se reconstituent et une invention sans cesse renouvel\u00e9e de proc\u00e9dures pour limiter cet \u00e9tat de fait. Ainsi, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait penser, les libertaires ne croient pas que la lib\u00e9ration de la pure spontan\u00e9it\u00e9 conduise \u00e0 une r\u00e9gulation collective. On trouve au contraire chez Proudhon toute une pens\u00e9e du droit et de la proc\u00e9dure comme moyen de limiter des rapports de pouvoir in\u00e9galitaires, par exemple, charismatiques. S\u2019il y a bien du droit, la transgression des r\u00e8gles collectives tend \u00e0 \u00eatre trait\u00e9e non sous l\u2019angle de la sanction, mais de la protection des victimes et de la r\u00e9paration.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h6><strong>Exp\u00e9rimentations et pratiques libertaires :<\/strong><\/h6>\n<p>Comment fonctionnent concr\u00e8tement les organisations libertaires ?<\/p>\n<ul>\n<li><strong><em>Souverainet\u00e9 des collectifs locaux :<\/em><\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">G\u00e9n\u00e9ralement, les organisations libertaires reposent sur des collectifs locaux qui fonctionnent comme de petites assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales souveraines. Le secr\u00e9taire de ces groupes n\u2019a qu\u2019un r\u00f4le administratif et pas de pouvoir particulier. Il convoque les r\u00e9unions et propose un ordre du jour qui peut \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par tout un chacun.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>L\u2019organisation du d\u00e9bat :<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9cisions sont prises \u00e0 l\u2019issue de discussions. Un militant est g\u00e9n\u00e9ralement charg\u00e9 de veiller, par exemple en prenant les tours de parole, \u00e0 une qualit\u00e9 de d\u00e9bat qui permette \u00e0 chacun de s\u2019exprimer. La liste qu\u00e9becoise permet par exemple de donner la priorit\u00e9 aux personnes qui n\u2019ont pas encore parl\u00e9 ou aux femmes, qui g\u00e9n\u00e9ralement parlent peu.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>Articuler consensus et vote \u00e0 la majorit\u00e9 :\u00a0<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9cisions sont g\u00e9n\u00e9ralement prises au consensus et ce n\u2019est qu\u2019exceptionnellement que l\u2019on vote, en cas d\u2019\u00e9chec du consensus. C\u2019est d\u2019ailleurs par son caract\u00e8re construit et progressif que la recherche du consensus se distingue de l\u2019unanimit\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Droit des minorit\u00e9s et des individus :<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsqu\u2019une d\u00e9cision est prise par la majorit\u00e9, les minoritaires ne perdent pas leur droit \u00e0 exprimer publiquement leur d\u00e9saccord avec cette d\u00e9cision. De m\u00eame les individus sont libres ou non de l\u2019appliquer. La r\u00e9alisation de celle-ci ne repose pas sur une \u201cdiscipline de parti\u201d, mais sur le consentement des membres de l\u2019organisation aux d\u00e9cisions li\u00e9es aux pratiques d\u00e9mocratiques auxquelles ils ont particip\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>Mandat semi-imp\u00e9ratif :\u00a0<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les collectifs locaux \u00e9lisent des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s qui sont tenus \u00e0 un mandat imp\u00e9ratif ou semi-imp\u00e9ratif. Dans ce dernier cas, les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, lorsqu\u2019ils d\u00e9lib\u00e8rent avec les autres d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s au cours d\u2019une r\u00e9union de la f\u00e9d\u00e9ration, peuvent ne pas respecter le mandat pour lequel ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lus si cela leur parait pertinent au vu d\u2019un nouvel \u00e9l\u00e9ment. N\u00e9anmoins, les groupes locaux disposent d\u2019un temps limit\u00e9 durant lequel ils peuvent remettre en cause la d\u00e9cision de leur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>Contr\u00f4le et r\u00e9vocabilit\u00e9 des \u00e9lus, limitation des mandats :\u00a0<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<div style=\"text-align: justify;\">Afin d\u2019assurer la continuit\u00e9 des affaires courantes, des secr\u00e9tariats d\u00fbment mandat\u00e9s sont \u00e9lus. Ceux-ci doivent appliquer les orientations prises lors des r\u00e9unions f\u00e9d\u00e9rales. L\u2019existence de secr\u00e9taires \u00e9lus \u00e9vite la formation d\u2019un groupe informel qui g\u00e8re de fait ce genre de t\u00e2ches, sans statut officiel. Dans les organisations libertaires, les \u00e9lus sont contr\u00f4lables et r\u00e9vocables \u00e0 tout moment.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Si la d\u00e9mocratie libertaire suppose une importance accord\u00e9e aux proc\u00e9dures, il ne s\u2019agit pas pour autant de sombrer dans le \u201cproc\u00e9duralisme\u201d. Une d\u00e9cision peut-\u00eatre valide m\u00eame s\u2019il elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 prise exactement selon les proc\u00e9dures si n\u00e9anmoins sa l\u00e9gitimit\u00e9 n\u2019est pas contest\u00e9e.<\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<br \/>\nSource : <a href=\"http:\/\/iresmo.jimdo.com\/\"><strong>IRESMO<\/strong><\/a><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><strong>Pour aller plus loin : <\/strong><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">D\u00e9mocratie et d\u00e9lib\u00e9ration, <em>Politix<\/em>, n\u00b057, 2002.<br \/>\nPereira I., <em>Les grammaires de la contestation<\/em>, La d\u00e9couverte, 2010<br \/>\nPereira I., <em>L\u2019anarchisme dans les textes<\/em>, Textuel, 2011<br \/>\nProudhon P.J, <em>Du principe f\u00e9d\u00e9ratif<\/em> [1863]<br \/>\nProudhon P.J., <em>De la capacit\u00e9 des classes ouvri\u00e8res<\/em> [1865] <em>NB : Cette fiche pr\u00e9sente une certaine lecture du rapport entre libertaires et d\u00e9mocratie. Il existe des conceptions plus spontan\u00e9istes, ou d\u2019autres qui critiquent la notion de d\u00e9mocratie en soi, au profit par exemple de l\u2019affirmation individuelle.<\/em><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On entend parler aujourd\u2019hui bien souvent de crise de la d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative et \u00e0 l\u2019inverse d\u2019un tournant d\u00e9lib\u00e9ratif, voire participatif de la d\u00e9mocratie. Sur le strict plan militant, nombre de collectifs ou d\u2019associations sont int\u00e9ress\u00e9s par &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":79,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[31],"tags":[22,86],"class_list":["post-649","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-la-pensee-libertaire-philosophie","tag-democratie","tag-pratiques-libertaires"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.grand-angle-libertaire.net\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/A-de-anarchie.jpg?fit=500%2C375&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pc9uqr-at","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/649","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=649"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/649\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/79"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=649"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=649"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.grand-angle-libertaire.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=649"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}